Historique de la race

Origine de la race

La vache maraîchine actuelle résulte d’un cheptel d’une trentaine de femelles de type maraîchin constitué à la fin des années 80 par un petit groupe de passionnés. Ils se donnent pour objectif de sauver in-extremis ce patrimoine biologique en l’associant aux enjeux de la gestion des prairies humides.

Racesbovines1859

On trouve quelques descriptions de la vache maraîchine dans des livres d’agriculture de la fin du XIXe siècle.

Elle apparaît comme une variante façonnée par les prairies de marais, de la race dite « de Vendée » aussi connue sous le nom de race de Parthenay. La maraîchine semble se distinguer avant tout par son gabarit et ses qualités laitières remarquables. L’animal est souvent décrit moins homogène dans ses formes et son type, plus rustique voire primitif que son cousin du bocage : « Le bœuf des marais de Vendée est un rustique et sauvage enfant de la nature exploitée par des pasteurs ; celui du bocage est une fine et délicate expression de la civilisation agricole » (extrait de Races bovines de France, d’Angleterre, de Suisse et de Hollande, par le Mis de Dampierre, Librairie agricole de la Maison Rustique, 1859).

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Race de Parthenay ou de Cholet (image extraite de Races bovines de France, d’Angleterre, de Suisse et de Hollande, par le Mis de Dampierre – 1859)

Progressivement les effectifs de maraîchine vont diminuer en particulier par l’introduction d’autres courants de sang (Parthenais, Normand…). Plus tard, malgré l’effet dévastateur de la spécialisation des races sur la biodiversité, un type mixte traditionnel perdure, en particulier dans les marais du sud Vendée.

Au sein de cette population relictuelle, une trentaine de vaches dites Maraîchines sont inventoriées pour débuter le programme de conservation. Ces femelles ne sont pas toutes exemptes d’introduction de sang parthenais dans les années 60-70 mais leur apparence converge avec celle des descriptions anciennes.

Aujourd’hui quelque 2 500 femelles réparties dans 150 élevages partout en France constituent la population maraîchine. Sa notoriété lui permet une très bonne implantation dans son berceau, mais de plus en plus dans sa zone littorale de renaissance et de plus en plus dans les régions limitrophes (Limousin, Centre, Périgord) où elle reconquiert les espaces délaissés par les races disparues apparentées à la Maraîchine (rameaux Vendéen, Choletais, Marchois, Berrichon…).