Origine de la race

La vache maraîchine actuelle résulte d’un cheptel d’une trentaine de femelles de type maraîchin constitué à la fin des années 80 par un petit groupe de passionnés. Ils se donnent pour objectif de sauver in-extremis ce patrimoine biologique en l’associant aux enjeux de la gestion des prairies humides.

On trouve quelques descriptions de la vache maraîchine dans des livres d’agriculture de la fin du XIXème siècle.

Elle apparaît comme une variante façonnée par les prairies de marais, de la race dite “de Vendée” aussi connue sous le nom de race de Parthenay. La maraîchine semble se distinguer avant tout par son gabarit et ses qualités laitières remarquables. L’animal est souvent décrit moins homogène dans ses formes et son type, plus rustique voire primitif que son cousin du bocage : “Le bœuf des marais de Vendée est un rustique et sauvage enfant de la nature exploitée par des pasteurs; celui du bocage est une fine et délicate expression de la civilisation agricole”. (‘Races bovines’ Librairie agricole de la Maison Rustique 1850).

Progressivement les effectifs de maraîchine vont diminuer en particulier par l’introduction d’autres courants de sang (parthenais, normand…). Plus tard malgré l’effet dévastateur de la spécialisation des races sur la biodiversité, un type mixte traditionnel perdure, en particulier dans les marais du sud Vendée.

Au sein de cette population relictuelle, une trentaine de vaches dîtes Maraîchines seront donc inventoriées pour débuter le programme de conservation. Ces femelles ne sont pas toutes exemptes d’introduction de sang parthenais dans les années 60-70 mais leur apparence converge avec celle des descriptions anciennes.

Aujourd’hui quelques 1300 femelles constituent la population maraîchine.