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Rapport moral assemblée générale de 2007 de l’association

Mardi 21 avril 2009, par admin // Point de vue autour de la maraichine

Contribution Frédéric Signoret
Elevage
 
VIE ASSOCIATIVE
 
L’association a 20 ans. L’immense réussite des promoteurs de la sauvegarde de la vache maraîchine dépasse-t-elle leur espérance ? Est-elle en deçà ?
 
50 éleveurs et bientôt 1 000 vaches, l’association fonctionne toujours selon certains fondamentaux initiés par les pionniers de l’association, preuve de leur clairvoyance.
 
Les premiers éleveurs toujours membres actifs sont précieux pour le témoignage qu’ils nous apportent à propos des motivations premières, des solutions qu’ils ont su inventer, de l’intelligence qu’il a fallu développer pour réussir cette aventure humaine collective.
 
La responsabilité des acteurs actuels de l’association, au delà de la conservation d’un patrimoine génétique culturel et naturel que sont la vache et les prairies humides repose également sur la continuité de cette alchimie entre des femmes et des hommes.
 
Vu la taille actuelle de l’association, un travail de fond sur la vie associative apparaît évident lors de nos discussions internes : un travail sur les statuts et un règlement de l’association pour traiter des questions de gouvernance :
 
Quel processus de décision, en CA, en bureau, en commission, en groupe technique ?
Quel degré d’autonomie de chacune de ces instances ?
Quelle validation des orientations de ces instances par les organes décisionnels ?
Comment faire partager par l’ensemble des adhérents et particulièrement des éleveurs les orientations de l’association ?
Quel poids donne-t-on aux institutions partenaires dans les orientations de l’association ?
 
Ce sont autant de questions qui trouvent des réponses pragmatiques aujourd’hui grâce aux habitudes de fonctionnement et au volontarisme de quelques uns qui font tourner la boutique.
La diversité grandissante des éleveurs et la volonté de certains d’entre eux de s’impliquer d’avantage dans la vie de l’association nécessitent que l’on y regarde de plus près pour un avenir serein et un développement maîtrisé.
 
Sans vouloir déflorer le sujet de la valorisation des produits abordé plus tard par notre président, je souhaite prendre cet exemple pour illustrer la nécessité de construire un model de gouvernance efficace et démocratiquement incontestable : deux orientations semblent se dessiner en terme de débouché. La vente par filière avec des intermédiaires et la vente directe minoritaire à l’échelle des élevages bovins de nos régions mais très bien représentée à l’intérieur du groupe maraîchin.
 
Il faudra se doter des outils nécessaires pour faire partager les orientations sur ce point essentiel à une grande majorité des membres de l’association car la valorisation conditionne l’avenir de la maraîchine : quelle image ? quel mode d’élevage ? quelle communication ? quel système d’exploitation ? quelle rentabilité ?
 
 
COMMUNICATION
 
La communication interne et externe de l’association sont deux aspects centraux pour l’avenir de la maraîchine.
Un support audio visuel est en cours de réalisation, une commission communication doit se réunir le 19 mars prochain à Luçon pour débuter le chantier du site internet de l’association.
 

Quelle communication interne ?

L’éloignement géographique des membres, leur augmentation et la proportion de plus en plus importante des élevages en dehors du marais poitevin, noyau initial de l’association nécessitent l’invention de nouveaux systèmes de communication : feuille de liaison numérique et ou papier, existence d’un catalogue des demandes et offres de taureaux et génisses d’élevage en sont quelques exemples. Les résultats des investigations scientifiques ou techniques (sélection des taureaux, des génisses d’élevages) doivent être partagés pour une appropriation plus large de ces questions par les éleveurs. Le processus et les critères de sélection doivent être mieux partagés.
 
Quelle communication externe ?
 
Quelle image souhaite-t-on donner lors des fêtes et manifestations pour lesquelles nous sommes sollicités ? Doit on créer notre propre évènement ?
Nous émettons le besoin de maîtriser notre communication vers les publics par l’intermédiaire d’un site internet, quel contenu et quel fonctionnement ?
Les cartons de correspondance, cartes de visite ou cartes de vœux sont un moyen de communication, pourrait-on travailler collectivement le contenu et mutualiser leur utilisation ?
 
Voilà les questions auxquelles le bureau vous invite à venir répondre collectivement lors de la prochaine "commission communication" le 19 mars ici même dans une ambiance conviviale et dynamique que nous souhaitons voir perdurer.

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